Sur les médias sociaux, la vidéo est un format roi en ce moment.
Au delà de ça, un format plait énormément et le secteur agroalimentaire au Québec n’y échappe pas : les vidéos simples et spontanées.
Souvent, ces vidéos « imparfaites » génèrent plus d’engagement que les contenus publicitaires très travaillés.
Pourtant, plusieurs marques continuent d’investir majoritairement dans des visuels léchés, des tournages professionnels et des campagnes parfaitement scénarisées avec des résultats parfois décevants.
Alors, faut-il abandonner les contenus professionnels au profit de vidéos spontanées? Pas nécessairement.
La réalité est plus nuancée : authenticité et qualité ne s’opposent pas mais elles ne répondent pas au même objectif.
1. L’authenticité capte l’attention dans un fil saturé
Les utilisateurs sont exposés à une quantité massive de contenu chaque jour.
Il est d’ailleurs difficile pour une personne de retenir la grande majorité d’entre elles. On voit des contenus toujours plus travaillés à portée de doigts. L’excellence visuelle est presque devenue une banalité dans cet océan de contenus.
C’est pour cela que les vidéos trop “publicitaires” ou « trop parfaites » sont presque ignorées. Elles n’impressionnent plus autant qu’elles devraient.
Par contre, les contenus plus bruts (filmés au téléphone, sans mise en scène complexe) ressemblent davantage à ce que les utilisateurs consomment naturellement :
- stories entre amis
- vidéos TikTok spontanées
- contenu de créateurs
Naturellement, c’est un contenu qui connecte plus facilement. On n’a plus l’impression de consommer un contenu pro avec une vocation publicitaire ou commerciale mais plutôt un contenu plus naturel et spontané.
2. Le contenu imparfait renforce la confiance
Le problème avec les contenus trop léchés, c’est qu’ils peuvent créer une distance avec le consommateur. Ils peuvent sembler :
- trop publicitaire
- trop scénarisé
- moins crédible
Dans l’agroalimentaire au Québec, comme dans les autres domaines, cela peut freiner l’engagement.
Les vidéos imparfaites quant à elles donnent accès à :
- des coulisses
- un climat d’authenticité plus fort
L’objectif derrière tout ça est d’humaniser la marque.
Par exemple, le fait de voir un producteur parler directement à la caméra, sans script, crée souvent plus de confiance qu’une publicité millimétrée.
3. Un coût de production plus accessible (et plus agile)
Produire du contenu professionnel demande :
- du budget
- du temps
- des ressources
Ce qui limite souvent la fréquence de publication.
Le fait de faire des vidéos plus spontanées ne veut pas dire que cela ne vous coutera rien.
Oui, vous pouvez tout faire vous même de votre côté mais ça demande du temps et des compétences spécifiques.
Cependant, et c’est quelque chose que nous proposons avec La Grappe, c’est un accompagnement médias sociaux pour vous aider à tourner et à structurer votre contenu pour vous rendre plus autonome.
Ça permet :
- une production plus rapide
- un coût qui est généralement plus faible
- la possibilité de tester plusieurs formats
Cela vous permet aussi d’être plus présent et plus réactif.
Une entreprise peut filmer plusieurs capsules en une journée, tester différents angles, et ajuster rapidement selon les résultats.
4. Attention : “imparfait” ne veut pas dire “négligé”
La nuance est essentielle car toutes les vidéos spontanées ne fonctionnent pas pour autant.
Un contenu :
- flou
- mal cadré
- incompréhensible
ne sera pas performant, même s’il est authentique. Il faut tout de même intégrer de la stratégie, de la réflexion et une certaine qualité dans la production du contenu.
Les vidéos efficaces combinent :
- spontanéité
- clarté
- intention
Il s’agit de contenus simples, mais réfléchis. Il y a une différence avec des contenus plus naturels et des contenus non organisés, non structurés et sans aucune véritable stratégie.
Il est essentiel de cocher des éléments tels que :
- lumière naturelle
- cadrage stable
- message clair
- ton humain
5. Contenu authentique vs contenu professionnel : deux rôles différents
Une erreur fréquente est d’opposer contenu “imparfait” et contenu “léché” comme si l’un devait remplacer l’autre.
C’est vraiment beaucoup plus complexe que cela.
La réalité c’est que ces deux types de contenu ont des objectifs distincts.
Les vidéos plus naturelles et spontanées vont permettre de :
- créer de l’engagement
- humaniser la marque
- montrer les coulisses
- tester du contenu
Les contenus plus léchés et plus publicitaires vont permettre de :
- renforcer l’image de marque
- soutenir des campagnes
- structurer le positionnement
Si on pouvait le résumer vulgairement, on pourrait dire que l’un attire, l’autre rassure.
Mais une stratégie efficace combine les deux :
- du contenu spontané au quotidien
- du contenu professionnel pour les moments clés
Les vidéos imparfaites ne sont pas une tendance passagère : elles répondent à une évolution profonde des comportements sur les médias sociaux au Québec et dans le monde entier.
Dans un contexte où les consommateurs recherchent davantage de transparence, de proximité et d’authenticité, ces formats offrent une opportunité réelle pour les marques agroalimentaires québécoise.
Mais attention : il ne s’agit pas de choisir entre authenticité et qualité, il s’agit de comprendre leur rôle dans une stratégie globale.
Les marques qui performent aujourd’hui ne sont pas celles qui produisent le contenu le plus parfait…
Ce sont celles qui savent créer du contenu vrai, pertinent et cohérent avec leur identité.






